Chimiothérapie cancer des os

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka

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La chimiothérapie du cancer des os constitue l'un des traitements possibles du cancer des os, avec la chirurgie et la radiothérapie pour les métastases osseuses.

Pourquoi utiliser la chimiothérapie en cas de cancer des os ?

Le traitement par chimiothérapie du cancer de os consiste à administrer des médicaments anticancéreux destinés à détruire les cellules cancéreuses. Cette méthode est intéressante :

  • avant une chirurgie du cancer des os ou une radiothérapie afin de réduire la taille de la tumeur (on parle de chimiothérapie néo-adjuvante) ;
  • après une intervention chirurgicale pour éliminer les cellules cancéreuses résiduelles et limiter les risque de récidives (chimiothérapie adjuvante) ;
  • en tant que traitement principal (en association ou non avec la radiothérapie), si la tumeur est inaccessible en chirurgie (au niveau de la colonne vertébrale ou du bassin, par exemple) ;
  • pour soulager les symptômes du cancer des os (chimiothérapie palliative).

Chimiothérapie néo-adjuvante et adjuvante

La chimiothérapie néo-adjuvante peut intervenir en tant que tout premier traitement, avant une chirurgie. Cette première phase dure environ 3 mois :

  • Elle vise à traiter rapidement le cancer des os afin de :
    • réduire le volume tumoral de la lésion ;
    • ainsi, faciliter sa résection chirurgicale qui intervient juste après.
  • Elle permet aussi d'évaluer son efficacité sur la tumeur et d’attaquer toutes les cellules tumorales ayant pu s’échapper de la tumeur primaire, mais qui n’auraient pas encore été détectées.
  • En cas de , par exemple, la chimiothérapie est systématique avant une intervention chirurgicale.

Une fois l'intervention réalisée, un deuxième cycle de chimiothérapie peut être entrepris. Cette chimiothérapie, adjuvante, est décidée en fonction de la réponse à la première chimiothérapie et peut se compléter d'une radiothérapie.

Chimiothérapie du cancer des os : les médicaments

La chimiothérapie du cancer des os s'effectue :

  • soit par voie orale ;
  • soit par voie intraveineuse.

On utilise alors les médicaments suivants :

  • des associations entre la doxorubicine, la cisplatine et le méthotrexate (parfois associé à de l'acide folinique pour réduire la sévérité des effets secondaires qu'il entraîne) ;
  • des associations entre cyclophosphamide, doxorubicine et vincristine en alternance avec l’étoposide et l’ifosfamide en cas de sarcome d'Ewing surtout (l’autorisation de l’ifosfamide en solution – Ifosfamide EG – a été suspendue par l’ANSM en raison des risques graves d'encéphalopathie qu'il faisait encourir) ;
  • des bisphosphonates pour diminuer le risque de complications liées aux métastases osseuses ;
  • le dénosumab (Prolia®) pour solidifier l’os et, là encore, diminuer les risques de complications.

Ces deux derniers traitements permettant de soigner les complications liées aux métastases osseuses sont assez efficaces. Toutefois, le dénosumab peut entraîner une ostéonécrose de la mâchoire (dont tous les facteurs de risque doivent être évalués) et une hypocalcémie (qui doit être traitée avant l'initiation du traitement si elle existe et être surveillée par la suite avant chaque nouvelle injection).

Quant à la revue Prescrire, elle estime que Prolia® a une efficacité très modeste en prévention des fractures dans l’ostéoporose et n’a pas d’efficacité clinique démontrée dans la perte osseuse au cours du cancer de la prostate. Il expose par ailleurs à des effets indésirables disproportionnés : douleurs dorsales, musculaires et osseuses, fractures multiples après son arrêt, perturbations immunitaires et infections graves (dont des endocardites) liées aux effets immunodépresseurs de cet anticorps monoclonal.

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